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Cent secondes de solitude

  • De l’impunité au Venezuela

    En raison du retrait du Venezuela de la Cour interaméricaine des droits de l’homme (effectif depuis 2013), les victimes de violations des droits humains et leurs proches n’ont toujours pas eu accès à la justice, à la vérité et à des réparations en 2016. Malgré la condamnation, en décembre, de deux fonctionnaires pour les meurtres de Bassil Da Costa et de Geraldine Moreno lors des manifestations de 2014, le processus visant à traduire en justice les responsables présumés de la mort des 41 autres personnes, dont des membres des forces de sécurité, et des actes de torture et autres mauvais traitements infligés à des manifestants, progressait lentement. Parmi les suspects figuraient des membres des forces de sécurité. D’après les informations fournies par le procureur général lors de l’EPU du Venezuela, neuf d’entre eux avaient été déclarés coupables de diverses infractions et 18 autres faisaient l’objet d’une enquête, alors même que 298 informations judiciaires avaient été ouvertes en 2015. Cependant, les seules données officielles rendues publiques par les services du ministère public concernaient la condamnation d’un homme pour le meurtre d’Adriana Urquiola, commis en 2014 à Los Teques, dans l’État de Miranda. Selon un rapport présenté en janvier 2016 devant le Parlement par les services du ministère public, plus de 11 000 crimes relevant du droit international et violations des droits humains présumés ont été signalés en 2015, alors que seuls 77 procès se sont ouverts durant l’année. Personne n’a été traduit en justice pour l’homicide de huit membres de la famille Barrios, ni pour les menaces et les intimidations dont d’autres membres de cette famille sont victimes dans l’État d’Aragua depuis 1998. Alcedo Mora Márquez, dirigeant associatif et employé du secrétariat du gouvernement de l’État de Mérida, a disparu en février 2015. Avant sa disparition, il avait remis des rapports sur le comportement répréhensible des pouvoirs publics locaux. Vingt-huit mineurs ont disparu en mars dans l’État de Bolívar. En octobre, les services du ministère public ont présenté un rapport où ils indiquaient avoir retrouvé les dépouilles des mineurs et identifié les responsables de leur disparition. Douze personnes ont été inculpées de meurtre, vol et « privation de liberté ».

  • Pas un gramme de viande

    Dernièrement, j'ai suivi un cours de cuisine à Chamonix. J'en avais déjà tenté un en avril dernier et j'avais passé un bon moment. On progresse énormément sous la férule d'un chef ! C'est drôle, tout de même. Si on m'avait dit il n'y a pas si longtemps que je m'intéresserais à la cuisine, j'aurais trouvé ça ridicule : j'ai longtemps été un fervent adepte du surgelé. Seulement, depuis que j'ai découvert toutes les saloperies que les fabricants mettent dans les barquettes micro-ondables et le reste, je m'emploie à cuisiner pour préserver ma santé. Et c'est de ça dont je voudrais parler ici : de ce changement global des habitudes alimentaires. Même si peu de personnes le réalisent encore, nous rectifions à l'heure actuelle notre alimentation, et en profondeur qui plus est. Evidemment, il y a le bio qui est en passe de s'imposer. Le bio n'est plus un luxe réservé aux écologistes : il est désormais en train de conquérir le public. Il s'est même fait une place chez les discounters ! Et étant donné l'essor qu'il est en train de prendre, il est probable qu'il va pulvériser les autres modes de production dans les années qui viennent. Ensuite, il y a la cuisine végétarienne qui pourrait bien d'ici peu remplacer la viande. Ça paraît surréaliste au jour d'aujourd'hui, mais voyez comme ça s'est passé pour le bio : il était il n'y a pas si longtemps envisagé comme un domaine mineur ; et maintenant, voyez son essor. N'oubliez pas non plus que nous allons progressivement vers plus de droits : des femmes, des gays... et des animaux. Notre société a clairement pris à bras le corps la question des droits fondamentaux (même si cela provoque des réactions violentes, quelquefois). Le nom même d'une asso comme L214 est un signe. En effet, il se réfère à un article du code rural où les animaux sont qualifiés d'êtres sensibles. Il n'y a donc rien d'anormal à prétendre que nous nous reporterons (à plus ou moins longue échéance, certes) sur une alimentation sans viande. Je suis certain que cette transformation ne peut être évitée, en fait (même si je ne suis pas pressé de la voir s'imposer) ! Soit dit en passant, ce cours de cuisine était très intéressant. Allez donc voir sur ce site, si ça vous intéresse ! Davantage d'infos sur ce cours de cuisine en suivant le lien.

  • La sphère privée dans les services à la personne

    En liaison avec le développement de dispositifs publics spécifiques de soutien à l’emploi à domicile (cf. supra), une évolution commune aux pays étudiés est la marchandisation des services, alors soumis aux règles du marché (émergence d’une offre privée et d’une demande solvable, concurrence entre les offreurs, plus grande liberté de choix des consommateurs, décentralisation des procédures)1. Ces services, qui étaient rendus de manière informelle ou financés et fournis par l’État, sont maintenant intermédiés par le marché, même s’ils demeurent financés en partie par les pouvoirs publics. La marchandisation s’est traduite par la fourniture croissante de services par des structures privées à but lucratif au détriment d’organisations publiques ou non lucratives, ce qui interroge le modèle économique de ces activités. Cette évolution a été encouragée par des politiques visant à solvabiliser la demande privée (par le biais d’exonérations sociales, de réductions fiscales, de transferts monétaires – cf. supra) et par des évolutions législatives favorisant le développement d’une offre privée pour répondre à ces besoins en croissance. Le poids des différents types d’offreurs de SAP diffère selon les pays, en rapport avec celui assigné traditionnellement à l’État, au marché et à la famille2. Cependant, une tendance commune aux pays étudiés est l’augmentation de la part des structures commerciales dans l’offre globale de ces services à domicile. Alors que leur demande est croissante, cette évolution a permis à l’État de se désengager (ou de ne pas s’engager) de la fourniture directe des SAP au profit d’acteurs privés. Plus finement, il convient de distinguer les offreurs selon les types de services offerts. Le niveau de marchandisation est plus élevé pour les services de confort – qui correspondent à des besoins émergents à fort degré de solvabilité et pour lesquels les structures commerciales se sont positionnées massivement – que pour les services auprès des personnes dépendantes qui répondent à des besoins en croissance et pour lesquels préexistaient dans chaque pays des modalités de prise en charge (principalement assurées par les pouvoirs publics, des structures non lucratives dans les pays continentaux ou le réseau familial). Dans tous les cas, il s’agit majoritairement de structures de petite taille.