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Lever le secret défense

Des représentants des associations environnementales, de la France insoumise, du PCF et du Front de gauche ont sensibilisé les riverains du marché au chantier de démolition du fort de Vaujours. « Mettez les combinaisons et les masques. L’idée n’est pas d’être anxiogènes mais d’interpeller la population sur ce qui se passe au Fort de Vaujours », prévient Grégory Jurado, conseiller municipal d’opposition (FI) à Courtry, à l’origine du rassemblement dimanche à 9 h 30, sur la place du marché de Villeparisis. Cette action intervenait après la découverte cet été d’objets contaminés à l’uranium sur le site, et suite à une nouvelle réunion de la commission de suivi de site (CSS) mercredi dernier. Les élus et membres des associations environnementales présents ont été soutenus par Mathilde Panot, députée de la France insoumise du Val-de-Marne et par la conseillère régionale Sylvie Fuchs (PCF). « Nous réclamons une totale vérité sur les essais réalisés dans ce site par le Commissariat à l’énergie atomique durant cinquante ans. Cela passe par la levée du secret défense pour connaître les produits utilisés alors », explique Grégory Jurado. Un documentaire pour le magazine Complément d’enquête est actuellement en tournage *. Pour Franck Sureau, militant mitryen du Mouvement national de lutte pour l’environnement, « même l’Autorité de sûreté nucléaire était surprise. Les travaux de démolition se poursuivent, nous pensons aussi aux salariés ». « A Courtry, le pourcentage de décès par tumeur atteint 49 % chez les femmes contre 26 % en Île-de-France », alerte Maxime Laisney, candidat FI aux législatives 2017 sur la 10e circonscription (Chelles-Champs), d’après un document de travail confidentiel. Autre revendication : « Placoplatre a racheté le site et le décontamine lui-même pour ensuite exploiter le gypse alors qu’il s’agit d’un groupe industriel qui n’en a pas les compétences. La commission de suivi de site n’est pas suffisante », estime Grégory Jurado.

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