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  • Un baptême pas comme les autres, la tête en bas

    Vendredi dernier, onze heures. Je me suis un peu fébrile. On pourrait même dire que j'ai la pétoche. Il faut dire qu'il y a de quoi : je suis sur le tarmac d'un aérodrome du côté de la Roche, dans un appareil bi-place, et je vais vivre d'ici peu vingt minutes de voltige aérienne. Cela faisait des lustres que cela me tentait, mais je n'avais pas pensé que j'éprouverais une telle peur. Heureusement, je ne vais pas rester plus longtemps sur le grill : Alexandre, un as de la voltige qui va piloter l'appareil, m'annonce qu'on va quitter la terre ferme. Le moteur se met à rugir, notre bi-place accélère et nous décollons tout en douceur. Néanmoins, c'est la suite qui m'inquiète. Alexandre me prévient qu'on va commencer la première figure, et il semble vouloir voir ce que j'ai dans le ventre car il se lance aussitôt dans un looping. J'en ai la chair de poule. L'accélération initiale me donne l'impression d'avoir un éléphant sur la poitrine. Et ce n'était là qu'un prélude ! On enchaîne sans attendre avec une série de vrilles puis d'autres figures plus obscures. Je perds vite le fil. Je suis bien trop occupé à serrer les dents pour résister à la sensation d'écrasement. Dans certaines figures, mon corps doit encaisser près de 6G : je pèse alors 6 fois mon poids habituel ! C'est dur, très dur. Malgré tout, la peur qui me taraudait avant le décollage m'a quitté. Je sens bien que mon ange-gardien ne fait pas n'importe quoi. Puis vient déjà le moment de redescendre, quelques minutes plus tard. Ca peut paraître peu, mais au final, je suis ravi de retrouver le tarmac : je commençais à ne plus tenir le choc. C'est simple, je descends complètement rétamé de l'avion. Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai eu mon lot de sensations ! Cet instant était une pure merveille. Pour ceux qui sont tentés par cette expérience : il faut avoir le coeur solide. Même quand le pilote ajuste le vol en fonction des attentes du client, cela reste un pur shoot d'adrénaline qui vous laisse KO. Voilà le lien mon vol, si vous êtes (comme moi) du genre obstiné... :) Retrouvez toutes les infos sur cette activité de baptême de voltige aérienne à La Roche sur Yon en suivant le lien.

  • Faire des universités des têtes de réseau

    Les démarches de développement professionnel et personnel doivent pouvoir être étendues à l’ensemble des actifs, tout au long de leur carrière. Et c’est par une logique de territoire qu’il faut penser la possibilité, pour tous les apprenants potentiels, d’en bénéficier, avec des partages d’expérience. C’est aux universités que l’on pense en premier pour promouvoir une telle dynamique, d’autant qu’elle doit autant que possible être adossée à la recherche. Par leur implantation locale et régionale et par leur vocation citoyenne, les universités peuvent jouer un rôle majeur d’organisation et de gouvernance de la formation tout au long de la vie sur leur territoire. La dynamisation de la vie d’établissement et de campus est nécessaire, d’autant qu’elle permet la rencontre entre apprenants, enseignants-chercheurs, autres personnels encadrants, associations, entreprises et habitants. En Irlande, par exemple, les universités pensent les synergies entre leurs trois missions : la recherche, la formation et l’impact sur la société. Elles construisent en particulier des recherches en lien avec le monde associatif, ce qui passe par aller présenter des projets de recherche à la population, en particulier aux jeunes, dans des quartiers très différents. Un nombre croissant d’universités françaises développent des actions de citoyenneté « dans la cité », en lien notamment avec des associations invitant les étudiants à faire de l’aide aux devoirs pour les écoliers et collégiens ou, à l’image de l’Université de Paris Nanterre et de ses dispositifs de responsabilité sociétale, des projets écologiques, solidaires ou d’inclusion sociale. D’autres, comme l’Université de Cergy-Pontoise, pensent aussi la recherche et la formation dans un objectif de citoyenneté et de solidarité, avec par exemple le chantier interdisciplinaire Essat (éducation, santé, social, animation, territoires) qui vise à infuser, dans plusieurs Masters, des initiatives dans les secteurs de l’intervention sociale et de l’animation, mais aussi dans celui de la santé. Certaines universités françaises allient innovation pédagogique, recherche sur ces innovations et animation de réseaux. À l’Université de Strasbourg, par exemple, le projet « Soutenir et accompagner les leaders pédagogiques de demain » se concrétise par la mise en place d’un diplôme d’université en pédagogie de l’enseignement supérieur. L’intention est de construire un écosystème pour la transformation en profondeur des pratiques pédagogiques, de décloisonner l’activité de recherche et l’activité d’enseignement pour le développement professionnel des enseignants-chercheurs. Un observatoire des pratiques pédagogiques prolongé dans une plateforme d’échanges a notamment été créé. Le but est également d’élargir le périmètre d’action à d’Eucor-Le Campus européen (réunissant les universités de Bâle, de Fribourg, l’Université de Haute-Alsace, l’Université de Karlsruhe et l’Université de Strasbourg) pour favoriser des cursus communs intégrant l’enseignement par la recherche. Dans plusieurs universités, des ateliers de partage des pratiques pédagogiques visent à favoriser le dialogue entre les enseignants du secondaire et du supérieur pour réduire l’écart dans les manières d’enseigner et faciliter la transition entre le lycée et l’université. Les échanges et les séances d’observation s’organisent autour des pratiques pédagogiques, des difficultés perçues chez les étudiants et les élèves, des attendus des formations. Des méthodes pédagogiques développent « l’apprendre à apprendre », en cours et hors des salles de cours.