Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

Cent secondes de solitude - Page 2

  • Les enjeux d’une ambition digitale pour les forces de sécurité

    La révolution numérique qui traverse actuellement toutes les organisations, qu’elles soient privées ou publiques, est traditionnellement présentée comme une double opportunité. Elle doit permettre d’une part, d’offrir aux clients ou aux usagers une nouvelle « expérience », intégrée et à plus forte valeur ajoutée. Elle doit conduire d’autre part, les organisations à optimiser leur fonctionnement ; une aspiration d’autant plus pertinente pour le secteur public, soumis partout dans le monde à l’implacable équation du « faire mieux, avec moins ». Pour les policiers et les gendarmes, la promesse de la révolution numérique est donc celle d’un travail plus riche, plus pertinent, plus proche des usagers et au final plus efficace. Reste que les experts des transformations digitales soulignent la lourdeur du processus « qui peut bien représenter dix années » dès lors que la transformation se veut complète. Savoir ce que seront les technologies d’ici dix ans est impossible. Mais savoir ce que l’on veut être à ce même horizon, savoir ce que l’on veut faire et ce pour quoi on veut être reconnu est essentiel pour animer et entrainer les hommes et les femmes des forces de sécurité vers un but commun et une ambition collective. C’est cette vision stratégique qui définit le cadre dans lequel on pourra s’interroger sur les outils, moyens et technologies à mettre en œuvre pour atteindre ce but.

  • Camargue

    Monsieur Fillon veut supprimer certains remboursements de la sécurité sociale, mais il devra tout de même me rembourser personnellement mes prochains frais dentaires : parce qu'en suivant l'affaire du Penelope gate, j'ai tellement grincé des dents que je les ai usées ! Et cette affaire continue toujours de me mettre en rage, d'ailleurs. Dernièrement, elle a encore été au centre de toutes les dicussions pendant un incentive en Camargue. Et j'ai été surpris de découvrir que certains collègues défendaient, aujourd'hui encore, le candidat républicain : ils affirmaient le plus sérieusement du monde qu'il n'a pas perdu pied durant l'épreuve, qu'il a attesté de son mérite et de sa stature présidentielle. Mais d'après moi, c'est tout le contraire ! François Fillon a fait preuve de bien peu de sagesse en la matière. D'après moi, s'il avait montré patte blanche d'entrée de jeu et s'était offert de redonner tout cet argent du contribuable, cette affaire n'aurait pas pris une telle ampleur ; les électeurs auraient évalué que ces méthodes étaient une normalité par le passé ; et qu'en admettant ses torts, Fillon mettait en acte son image d'homme honnête ; à mon avis, il y aurait sérieusement gagné en respect. Sauf que Fillon a décidé de zigzaguer et de jouer les irresponsables : il a choisi de dénier les accusations, d'être choqué par l'attitude supposément misogyne du Canard Enchaîné, et de faire le coup classique du complot quand il a été à court d'arguments. Une défense incroyablement pitoyable ! Je pense d'ailleurs que des formules comme "je ne vois pas où est le problème" feront date. Et il ne s'est pas égaré seul, au passage : toute sa famille politique en a fait les frais ; leur champion a montré une impunité qui révèle l'état de déréliction de nos institutions. Il serait vraiment temps de hausser le ton et de prendre la voie qu'ont prises les régions nordiques en matière de lutte contre la corruption : une telle histoire aurait été tout à fait impossible en Finlande ! Quoi qu'il en soit, cet incentive a été bien accueilli par tous. Si le Fillon gate a mis tout le monde sur les nerfs, les activités procurées ont fait leur petit effet. Voilà d'ailleurs l'agence qui l'a mis en place. A lire sur le site de cette expérience incentive en Camargue.

  • Trump et son enquête Russe

    Le président Donald Trump a déclaré jeudi que l’enquête sur d’éventuelles ingérences russes dans l’élection présidentielle américaine de 2016 « donne une très mauvaise image » des Etats-Unis, a rapporté le New York Times. Parlant au quotidien new-yorkais, M. Trump a indiqué qu’il pense que le procureur spécial Robert Mueller, qui dirige cette enquête, le traitera équitablement. Cette opinion contraste avec de récentes attaques de responsables du Parti républicain contre M. Mueller, qui ont mis en doute sa crédibilité et ont appelé à la nomination d’un autre procureur spécial qui serait chargé d’enquêter sur la partialité anti-Trump. « Cela donne une très mauvaise image du pays, et cela met le pays dans une très mauvaise position », a déclaré M. Trump au New York Times, parlant de l’enquête dirigée par M. Mueller. « Alors le plus tôt ce sera terminé, le mieux cela vaudra pour le pays ». Le président a ajouté qu’il n’était pas préoccupé par l’enquête en cours car, a-t-il dit, « tout le monde sait » qu’il n’y a pas eu de collusion avec la Russie. « Il n’y a pas eu de collusion. Mais je pense qu’il sera juste », a déclaré M. Trump, parlant de M. Mueller. Le président a répété, toujours selon le New York Times, que les allégations sur une ingérence russe avaient été inventées par des responsables du Parti démocrate et qu’il s’agissait d’une « ruse », d’un « prétexte » pour expliquer la défaite à l’élection présidentielle de la candidate démocrate Hillary Clinton. M. Trump a par ailleurs pris ses distances avec Paul Manafort, un temps son directeur de campagne. M. Manafort a été inculpé en octobre dernier par M. Mueller. Douze chefs d’accusation ont été retenus contre lui, mais l’acte d’accusation ne suggère pas de collusion entre l’équipe de campagne de M. Trump et les autorités russes. « Il a travaillé pour moi – pendant, quoi, trois mois et demi ? », a déclaré M. Trump au quotidien, mentionnant aussi les relations de M. Manafort avec d’autres Républicains dont le sénateur John McCain et Ronald Reagan, président des Etats-Unis de 1981 à 1989.