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Cent secondes de solitude - Page 2

  • La gale à Paris

    De plus en plus nombreux et précaires, les migrants sont confrontés à cette maladie contagieuse, qui se développe dans les rues de la capitale. 157 cas ont été recensés. Non, la gale n'a pas disparu. Au contraire, cette maladie très contagieuse est bien présente dans les rues de Paris. Elle touche fortement les migrants en raison de leur promiscuité, mais surtout des conditions d'hygiène déplorables dans lesquelles ils vivent, rapporte ce dimanche France Info. Résultat, 157 cas ont été relevés par le centre de premier accueil de la porte de la Chapelle depuis novembre 2016, précise le site d'informations. Chez les migrants qui dorment à l'extérieur, 164 cas ont été recensés par Médecins sans frontières depuis fin décembre. Et les médecins en voient de plus en plus. "Aujourd'hui, cela correspond à un tiers des consultations", estime le docteur généraliste Mondane Berthault, auprès de France Info. Pour les soigner, plusieurs dispositifs médicaux ont été mis en place. Au centre de premier accueil, le pôle santé dispose par exemple d'une douche médicalisée. En cas de gale, vêtements propres, nouveaux draps et médicaments sont donnés aux migrants. Mais ces dispositifs sont efficaces seulement si les personnes sont hébergées. Pour les migrants à la rue, soigner la gale est quasi-impossible, car la maladie nécessite une double cure. Or cette population-là est mobile. Par ailleurs, le traitement suppose de changer de vêtements. Les migrants ne disposent en général que des habits qu'ils portent déjà sur eux. Ce cercle vicieux inquiète les professionnels de santé, car une gale mal soignée peut amener des complications, comme des surinfections, qui nécessitent alors un suivi et surtout la prise d'antibiotiques, selon France Info. La situation ne devrait donc pas s'améliorer. Surtout que les migrants sont de plus en plus nombreux et les évacuations amènent de nouveaux campements sauvages. "Depuis un mois, c'est de pire en pire", déplore Corinne Torre, auprès du site d'informations. Et avec l'été, cela ne devrait pas s'améliorer.

  • Survol d'Arcachon

    Qu'est-ce qui est juste sous notre nez et que nous ne voyons pourtant jamais vraiment ? Le monde, bien sûr. On le traverse chaque jour en voiture, mais il se résume à un décor pour passer d'un lieu à un point B. Mais je pense qu'il est important de temps à autre se souvenir. Ce que j'ai fait il y a quelques jours, avec un vol en hélico à Arcachon. Suivant l'enseignement de Keating, j'ai pris de la hauteur pour contempler le monde sous un angle. Depuis la cabine, j'ai pu contempler de sublimes paysages. Mais ce n'est néanmoins pas là que résidait le véritable intérêt de ce vol. Tout son intérêt résidait dans le fait de prendre conscience combien notre monde est insignifiant. Au quotidien, on s'imagine que l'humanité représente tout, et qu'on est soi-même très importants. Mais il suffit de contempler le monde d'en haut pour prendre beaucoup de recul. Au programme, vingt minutes d'ivresse.
    Un vol en hélicoptère est assez insolite. L'hélico ne roule pas sur une piste : le décollage se fait donc sans heurts. Ceci dit, une fois dans les airs, les sensations sont plus importantes que sur un avion : comme l'hélico s'incline en avant pour avancer, ça remue un peu l'estomac. Cela dit, rien de douloureux ni de particulièrement inquiétant : c'est seulement étrange. Là-haut, la ville n'est qu'une simple tache sur le tissu de la terre. J'ai réalisé que toutes ces choses qui nous entourent au quotidien n'est finalement qu'un grain de poussière dans l'immensité du monde. Et que nous vivons le temps d'un clin d'oeil à l'échelle de l'univers. C'est une vérité que je savais déjà, au fond, mais il existe une sacrée différence entre le fait de le comprendre et le fait de le sentir. On sait aujourd'hui que l'homme n'est pas au centre du monde. Mais au quotidien, nous sommes toujours convaincus d'être le pivot de l'univers. C'est une magnifique expérience que de quitter son nombril des yeux et de prendre conscience à quel point le monde est vaste. Si vous en avez un jour l'occasion, je vous recommande d'effectuer ce baptême de l'air en hélicoptère. A lire sur le site de cette expérience de baptême de l'air en hélicoptère à Arcachon.

  • Le syndrome des gros mots

    Les chercheurs ont découvert un lot de gènes dont les mutations favorisent le syndrome de Gilles de La Tourette, une pathologie sérieuse provoquant des actions incontrôlées. Cette découverte pourrait générer une percée neurologique. Le syndrome de Gilles de La Tourette, ou « syndrome des gros mots » est une pathologie qui cible le système nerveux : les malades n'arrivent pas à contrôler entièrement leurs activités physiques. L'article publié dans la revue Neuron ouvre une nouvelle page dans la recherche : une équipe de scientifiques dirigée par Matthew State (Université de Californie, à San Francisco) a réussi à identifier un groupe de gènes, dont les mutations provoquent ce syndrome, une première mondiale. « Je vois très souvent le désespoir des patients eux-mêmes et de leurs proches, parce que nous n'avons pas de médicaments pour traiter le syndrome de La Tourette et nous ne comprenons pas pourquoi il a lieu. Actuellement, nous avons fait un grand pas en avant, grâce au développement des technologies génomiques et la coopération fructueuse entre les médecins et les généticiens », signale Matthew State. Alors que le syndrome de Gilles de La Tourette a longtemps été considéré comme une maladie rare, les dernières recherches génétiques révèlent qu'un enfant sur 100 et un adulte sur 1 000 sont atteints par cette maladie, indique le scientifique. Ayant étudié les gènes, l'équipe de chercheurs a réussi à déterminer quatre secteurs d'ADN dont la détérioration favorise le plus le renforcement du syndrome de Gilles de La Tourette. Les scientifiques espèrent que cette découverte contribuera à la compréhension de la maladie et poussera les médecins à développer les soins pour lutter contre ses effets négatifs.