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Cent secondes de solitude - Page 5

  • Survol d'Arcachon

    Qu'est-ce qui est juste sous notre nez et que nous ne voyons pourtant jamais vraiment ? Le monde, bien sûr. On le traverse chaque jour en voiture, mais il se résume à un décor pour passer d'un lieu à un point B. Mais je pense qu'il est important de temps à autre se souvenir. Ce que j'ai fait il y a quelques jours, avec un vol en hélico à Arcachon. Suivant l'enseignement de Keating, j'ai pris de la hauteur pour contempler le monde sous un angle. Depuis la cabine, j'ai pu contempler de sublimes paysages. Mais ce n'est néanmoins pas là que résidait le véritable intérêt de ce vol. Tout son intérêt résidait dans le fait de prendre conscience combien notre monde est insignifiant. Au quotidien, on s'imagine que l'humanité représente tout, et qu'on est soi-même très importants. Mais il suffit de contempler le monde d'en haut pour prendre beaucoup de recul. Au programme, vingt minutes d'ivresse.
    Un vol en hélicoptère est assez insolite. L'hélico ne roule pas sur une piste : le décollage se fait donc sans heurts. Ceci dit, une fois dans les airs, les sensations sont plus importantes que sur un avion : comme l'hélico s'incline en avant pour avancer, ça remue un peu l'estomac. Cela dit, rien de douloureux ni de particulièrement inquiétant : c'est seulement étrange. Là-haut, la ville n'est qu'une simple tache sur le tissu de la terre. J'ai réalisé que toutes ces choses qui nous entourent au quotidien n'est finalement qu'un grain de poussière dans l'immensité du monde. Et que nous vivons le temps d'un clin d'oeil à l'échelle de l'univers. C'est une vérité que je savais déjà, au fond, mais il existe une sacrée différence entre le fait de le comprendre et le fait de le sentir. On sait aujourd'hui que l'homme n'est pas au centre du monde. Mais au quotidien, nous sommes toujours convaincus d'être le pivot de l'univers. C'est une magnifique expérience que de quitter son nombril des yeux et de prendre conscience à quel point le monde est vaste. Si vous en avez un jour l'occasion, je vous recommande d'effectuer ce baptême de l'air en hélicoptère. A lire sur le site de cette expérience de baptême de l'air en hélicoptère à Arcachon.

  • Le syndrome des gros mots

    Les chercheurs ont découvert un lot de gènes dont les mutations favorisent le syndrome de Gilles de La Tourette, une pathologie sérieuse provoquant des actions incontrôlées. Cette découverte pourrait générer une percée neurologique. Le syndrome de Gilles de La Tourette, ou « syndrome des gros mots » est une pathologie qui cible le système nerveux : les malades n'arrivent pas à contrôler entièrement leurs activités physiques. L'article publié dans la revue Neuron ouvre une nouvelle page dans la recherche : une équipe de scientifiques dirigée par Matthew State (Université de Californie, à San Francisco) a réussi à identifier un groupe de gènes, dont les mutations provoquent ce syndrome, une première mondiale. « Je vois très souvent le désespoir des patients eux-mêmes et de leurs proches, parce que nous n'avons pas de médicaments pour traiter le syndrome de La Tourette et nous ne comprenons pas pourquoi il a lieu. Actuellement, nous avons fait un grand pas en avant, grâce au développement des technologies génomiques et la coopération fructueuse entre les médecins et les généticiens », signale Matthew State. Alors que le syndrome de Gilles de La Tourette a longtemps été considéré comme une maladie rare, les dernières recherches génétiques révèlent qu'un enfant sur 100 et un adulte sur 1 000 sont atteints par cette maladie, indique le scientifique. Ayant étudié les gènes, l'équipe de chercheurs a réussi à déterminer quatre secteurs d'ADN dont la détérioration favorise le plus le renforcement du syndrome de Gilles de La Tourette. Les scientifiques espèrent que cette découverte contribuera à la compréhension de la maladie et poussera les médecins à développer les soins pour lutter contre ses effets négatifs.

  • Dans l'armoire à pharmacie : la VR

    La réalité virtuelle fait rêver, mais c'est essentiellement pour tous les jeux qu'elle nous promet à l'avenir. Malgré tout, cette technologie pourrait bien, un jour, faire bien plus : elle pourrait nous soigner. Tout récemment, j'ai en effet assisté à un meeting à Bombay en Inde lors duquel j'ai pu appréhender son futur rôle médical. Voici quelques applications que vous n'avez sans doute pas imaginé à la VR. La VR permet par exemple de soulager des sujets phobiques. Le thème est plus important qu'il n'y paraît : 20 % de gens souffrent d'angoisse (sur une période de vie entière), et 10 % de ces personnes souffrent de phobies particulières plus handicapantes. Soulager ces troubles est donc décisif pour les praticiens de la médecine. Et la réalité virtuelle est parfaite pour soigner des problèmes de ce type. La personne peut en effet y faire face à l’objet de sa peur en gardant conscience qu’elle peut fuir le monde virtuel à chaque instant. Une personne qui ne supporte pas la vue des araignées peut dans ces conditions affronter progressivement sa peur par l'entremise de la réalité virtuelle. La VR permet de la même manière de traiter les personnes atteintes de stress post-traumatiques. Ces individus sont virtuellement replongés dans la situation de stress qu'ils fuient. Cette simulation, assez réaliste, avec une dimension sonore importante, a déjà démontré son efficacité sur des soldats revenus d'Irak. Mais cette technologie pourrait carrément nous porter à un autre niveau d'évolution. Avec la réalité virtuelle, on peut en effet, pour la première fois, dépasser l'expérience anthropomorhique. Pour l'instant, on se contente d'incarner simplement de manière anthropomorphique, dans le virtuel. Mais rien, en fait, ne nous y oblige. Il y a quelques décennies, un homme s'est atelé à prouver que l'homme pouvait maîtriser de nouvelles fonctions. Par l'entremise du virtuel, des patients ont de ce fait appris à diriger... un troisième bras ! Cela donne matière à réfléchir, car il est possible que nous puissions un jour ou l'autre effectuer des choses inconcevables par le biais de cette technologie. Quoi qu'il en soit, ce meeting à Bombay m'a bien plu : l'organisation y était exceptionnelle. Vous pouvez jeter un oeil au site de l'agence, si vous voulez aussi organiser un séminaire en Inde.