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Perso

  • Trois verres, trois vins

    Le mois dernier, j'ai assisté à un cours d'oenologie à Brest assez captivant. Le sommelier a souhaité nous prouver par l'exemple l'intérêt que peut avoir le choix du verre dans ce domaine. Il a quasiment déclenché une insurrection parmi les participants, car chacun d'entre nous pensait qu'il nous présentait des vins différents à chacun alors qu'il avait servi le même vin à chacun, mais dans des verres très différents. Si vous prenez du vin juste pour étancher votre soif durant le repas, le verre que emploierez peut évidemment être n'importe lequel. En fait, vous pouvez tout à fait utiliser un verre Amora pour étancher votre soif ! Par exemple, je prends moi-même des verres très basiques pour le camping, privilégiant le côté pratique (la solidité). Néanmoins, pour les grands vins, il faut dire ce qui est : ils sont nettement plus appréciés dans des verres conçus pour. Si vous ne me croyez pas, dégustez donc le même vin dans deux ou trois verres de formes différentes. Vous aurez la sensation de boire deux ou trois vins de qualité différente ! Qu'on le veuille ou non, la saveur d’un vin change selon le type de verre dans lequel on le boit. Clairement, donc, pour déguster un vin millésimé durant une occasion spéciale, les verres à pied sont de rigueur. Ce n’est pas pour une fantaisie gratuite : un bon vin se déguste vraiment mieux dans un verre ad hoc. Vous pouvez comparer les verres à des écrans. N’importe quel écran vous permet de regarder un film, n'est-ce pas ? Eh bien, de même n’importe quel verre peut vous servir de contenant. Mais si vous vous y connaissez un tant soi peu, vous n'apprécierez pleinement le film que si vous faites appel à une télé haut de gamme. Il en va de même pour les verres à vin : c'est seulement dans des verres de qualité que vous pouvez déguster savourer et démêler toute la beauté d'un vin. Pour ceux qui veulent approfondir leurs connaissances en la matière, voilà le site où jai dégoté mon cours: l'oenologue qui l'animait était très pro. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur ce de cours d'oenologie à Brest qui est très bien rédigé sur ce sujet.

  • Pas un gramme de viande

    Dernièrement, j'ai suivi un cours de cuisine à Chamonix. J'en avais déjà tenté un en avril dernier et j'avais passé un bon moment. On progresse énormément sous la férule d'un chef ! C'est drôle, tout de même. Si on m'avait dit il n'y a pas si longtemps que je m'intéresserais à la cuisine, j'aurais trouvé ça ridicule : j'ai longtemps été un fervent adepte du surgelé. Seulement, depuis que j'ai découvert toutes les saloperies que les fabricants mettent dans les barquettes micro-ondables et le reste, je m'emploie à cuisiner pour préserver ma santé. Et c'est de ça dont je voudrais parler ici : de ce changement global des habitudes alimentaires. Même si peu de personnes le réalisent encore, nous rectifions à l'heure actuelle notre alimentation, et en profondeur qui plus est. Evidemment, il y a le bio qui est en passe de s'imposer. Le bio n'est plus un luxe réservé aux écologistes : il est désormais en train de conquérir le public. Il s'est même fait une place chez les discounters ! Et étant donné l'essor qu'il est en train de prendre, il est probable qu'il va pulvériser les autres modes de production dans les années qui viennent. Ensuite, il y a la cuisine végétarienne qui pourrait bien d'ici peu remplacer la viande. Ça paraît surréaliste au jour d'aujourd'hui, mais voyez comme ça s'est passé pour le bio : il était il n'y a pas si longtemps envisagé comme un domaine mineur ; et maintenant, voyez son essor. N'oubliez pas non plus que nous allons progressivement vers plus de droits : des femmes, des gays... et des animaux. Notre société a clairement pris à bras le corps la question des droits fondamentaux (même si cela provoque des réactions violentes, quelquefois). Le nom même d'une asso comme L214 est un signe. En effet, il se réfère à un article du code rural où les animaux sont qualifiés d'êtres sensibles. Il n'y a donc rien d'anormal à prétendre que nous nous reporterons (à plus ou moins longue échéance, certes) sur une alimentation sans viande. Je suis certain que cette transformation ne peut être évitée, en fait (même si je ne suis pas pressé de la voir s'imposer) ! Soit dit en passant, ce cours de cuisine était très intéressant. Allez donc voir sur ce site, si ça vous intéresse ! Davantage d'infos sur ce cours de cuisine en suivant le lien.

  • Survol d'Arcachon

    Qu'est-ce qui est juste sous notre nez et que nous ne voyons pourtant jamais vraiment ? Le monde, bien sûr. On le traverse chaque jour en voiture, mais il se résume à un décor pour passer d'un lieu à un point B. Mais je pense qu'il est important de temps à autre se souvenir. Ce que j'ai fait il y a quelques jours, avec un vol en hélico à Arcachon. Suivant l'enseignement de Keating, j'ai pris de la hauteur pour contempler le monde sous un angle. Depuis la cabine, j'ai pu contempler de sublimes paysages. Mais ce n'est néanmoins pas là que résidait le véritable intérêt de ce vol. Tout son intérêt résidait dans le fait de prendre conscience combien notre monde est insignifiant. Au quotidien, on s'imagine que l'humanité représente tout, et qu'on est soi-même très importants. Mais il suffit de contempler le monde d'en haut pour prendre beaucoup de recul. Au programme, vingt minutes d'ivresse.
    Un vol en hélicoptère est assez insolite. L'hélico ne roule pas sur une piste : le décollage se fait donc sans heurts. Ceci dit, une fois dans les airs, les sensations sont plus importantes que sur un avion : comme l'hélico s'incline en avant pour avancer, ça remue un peu l'estomac. Cela dit, rien de douloureux ni de particulièrement inquiétant : c'est seulement étrange. Là-haut, la ville n'est qu'une simple tache sur le tissu de la terre. J'ai réalisé que toutes ces choses qui nous entourent au quotidien n'est finalement qu'un grain de poussière dans l'immensité du monde. Et que nous vivons le temps d'un clin d'oeil à l'échelle de l'univers. C'est une vérité que je savais déjà, au fond, mais il existe une sacrée différence entre le fait de le comprendre et le fait de le sentir. On sait aujourd'hui que l'homme n'est pas au centre du monde. Mais au quotidien, nous sommes toujours convaincus d'être le pivot de l'univers. C'est une magnifique expérience que de quitter son nombril des yeux et de prendre conscience à quel point le monde est vaste. Si vous en avez un jour l'occasion, je vous recommande d'effectuer ce baptême de l'air en hélicoptère. A lire sur le site de cette expérience de baptême de l'air en hélicoptère à Arcachon.